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26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 18:07

Bals la poussière dann’ tan lontan

CLICANOO.COM | 19 septembre 2009

Dann’ tan lontan, quand les animations se faisaient rares, la population aimait se retrouver dans les bals la poussière pour craz’ un séga et virevolter sur un quadrille. Hommes, femmes, marmailles… Pieds nus ou en savates, ils battaient la mesure sur les rythmes de l’orchestre en cuivre. A l’heure où la Réunion célèbre les journées du Patrimoine, nos gramounes se souviennent. Et racontent…



Ils ont entre 72 et 97 ans. Résidents dans une maison de retraite à Saint-Denis, ils observent le monde avec amusement. Parfois aussi avec désapprobation. Mais jamais avec regret. Même lorsqu’ils se rappellent les temps heureux, quand la Réunion chantait et dansait, enivrée par les rythmiques des orchestres en cuivre. “On appelait les bals lontan, les bals la poussière, parce que nos pieds soulevaient la poussière quand on dansait dans la terre battue, explique Noëlla. A Saint-Denis, les premiers bals ont eu lieu sur la place du Gouvernement. Les pauvres dansaient dehors, dans la terre. Les riches ou les gros zozos comme on dit, entraient au “Gouvernement” (ndlr : la préfecture). Les dames arrivaient en voiture et on s’arrêtait de danser pour les regarder passer dans leurs jolies tenues.” Les soirées étaient habituellement organisées par les communes le 14 Juillet, jour de la fête nationale, ou lorsque les marins débarquaient dans l’île, trois à quatre fois par an. Les bals la poussière se transformaient alors en “bal la marine”.

Privés d’électricité, les fêtards dansaient toute l’année à la belle étoile et profitaient des rayons de la lune. La place était également éclairée par des lampions, des chandelles placées dans des petits verres, que les hommes s’empressaient de remplacer une fois consumées. Parfois, des arrosoirs étaient entassés dans un coin. Lorsque le sol était trop sec, on humidifiait la piste pour “bat’ la poussière”, c’est-à-dire pour empêcher qu’elle ne se soulève et qu’elle ne rende l’air irrespirable. Ces précautions prises, les danseurs enchaînaient les ségas, les valses, les tangos, les rocks…

De bal la poussière à bal salle verte

“Les soirées étaient très populaires et attiraient toutes sortes de publics, se souvient Lucine. Il y avait des hommes, des femmes, des enfants, des jeunes filles accompagnées de leurs parents, mais aussi des gens peu recommandables.”

“Pour se distinguer des cagnards et montrer qu’on était respectueux, on devait présenter un mouchoir à la jeune fille qu’on invitait à danser, poursuit Toussaint. On gardait le mouchoir dans la main pendant la danse, ainsi nos peaux ne rentraient jamais directement en contact. En général, les pères nous laissaient nous amuser sans trop de problèmes. Mais les mères étaient terribles. Elles nous regardaient avec de gros yeux et au bout de deux ou trois danses, elles venaient elles-mêmes chercher leur fille sur la piste si on ne les avait toujours pas lâchées.” Malgré une surveillance accrue, les danses se terminaient parfois devant le curé. Il n’était pas rare en effet, qu’à la suite d’un séga ou d’un quadrille, un jeune homme tombe sous le charme de sa partenaire et fasse officiellement sa demande en mariage. Les parents des deux jeunes gens se rencontraient alors et décidaient ensemble du sort de leurs enfants. En guise de présent, l’amoureux transi offrait de “l’essence” à sa promise, comprenez une bouteille de parfum. “En ce temps-là, les filles n’avaient pas le droit de donner leur consentement, glisse Merry. Les parents ne prenaient en compte que la situation du courtisan, à savoir s’il avait une case, un travail… Il était rarement question d’un mariage d’amour. Les filles, soumises, acceptaient leur sort sans se plaindre.” “Lontan, les communautés ne se mélangeaient pas, précise le yab Carlo. Le métissage n’était pas aussi répandu. J’ai voulu me marier avec une Chinoise. Elle était d’accord, mais pas ses parents…”

Les mariages, comme les autres festivités familiales, étaient célébrés dans des salles vertes. Les cases familiales étant trop petites pour accueillir les invités, on créait un espace couvert dans la cour à partir de poutres, de pailles et de feuilles de palmiste. Parfois, on installait des planches au sol pour justement éviter la poussière en ce jour de célébration. L’esprit du bal la poussière restait néanmoins présent, avec, en guise d’orchestre, des hommes de la famille ou du voisinage qui s’improvisaient musiciens. A cette époque, nul besoin d’être artiste pour mettre l’ambiance. Les hommes apprenaient à jouer et à reproduire les morceaux des orchestres en cuivre simplement en les écoutant. Un accordéon, un banjo… et le tour était joué Dossier : Gabrielle Boyer et Nathalie Techer

La fin du bal la poussière

Les cuivres et les vents (cor, trombone, cornet à pistons, clarinette, flûte…) apparaissent à la Réunion au XVIIIe siècle, mais il a fallu attendre le début du XXe siècle pour assister à l’émergence des orchestres privés, souvent familiaux tels que Lacaille, Céleste, Nénès, Carpin… Les orchestres en cuivre étaient sollicités pour les bals populaires, les mariages catholiques et les kermesses jusqu’à la fin des années 70. Le bal la poussière, tel que l’ont connu nos gramounes, poussa son dernier soupir vers 1980. Certaines communes ou associations essayent parfois de le remettre au goût du jour lors de manifestations comme la journée de commémoration de l’abolition de l’esclavage ou le 14 Juillet. Mais l’esprit “bal la poussière” s’est bel et bien éteint avec la modernisation et le changement des mentalités.

Bals bouquets

Comme à Rodrigues, la Réunion célébrait ses bals bouquets, plus particulièrement les bals lilas et les bals vétiver. Les fleurs incarnaient l’échange et la périodicité. La coutume voulait que celui qui s’emparait du bouquet pendant une fête devait à son tour organiser un bal à son domicile toujours sur le thème des fleurs.

Film documentaire

En 2007, des étudiants de l’ILOI (Institut de l’image de l’océan Indien) ont réalisé un film documentaire sur les bals la poussière. Le film, d’une durée de 26 minutes, a été présenté au Festival du film d’Afrique et des îles 2007. Pour le visionner, il faut se rendre sur le site : http://www.iloi.fr/Bal-la-poussiere.html

A l’époque, pas de DJ, ni de vinyles, mais des orchestres qui faisaient le tour des bals populaires. (Photo de la collection Takamba)

“Les mamans choisissaient les cavaliers”

CLICANOO.COM | 19 septembre 2009

Marie-Josie et Jean-Luc ont gardé de vagues souvenirs des bals la poussière. Ils se rappellent seulement y être allés en de rares occasions, comme les mariages. Quand ils ont eu l’âge “d’aller danser”, les salles vertes avaient laissé la place aux salons de bal.

 

Marie-Josie se souvient parfaitement de la disposition des bancs. Elle dessine un carré imaginaire sur la table et explique qu’ils étaient “installés tout au long des murs”, que “l’orchestre était placé dans un coin”, et que des “vendeurs d’z’oeufs et de bière” se postaient à l’entrée de la salle. “Je devais avoir 15 ans quand j’ai commencé à fréquenter les bals”, relate cette mère de famille de 51 ans. “On allait à la salle Colombia, à la Rivière Saint-Louis”, ajoute-t-elle. “Moi j’allais à Pop Dancing”, la coupe son époux, qui a grandi à Sainte-Marie.

Quand sa femme reprend le cours de son récit, on réalise à quel point le bal occupait une place importante dans la vie des jeunes filles de l’époque. Marie-Josie et ses copines s’y rendaient tous les samedis. Depuis le début de la semaine, elles réfléchissaient à leurs tenues, se renseignaient sur les orchestres et surtout, se tenaient à carreau. Un seul faux pas les privait de leur soirée. Car les mamans veillaient au grain ! Surtout dans le salon de bal. Toutes les semaines, elles accompagnaient leurs progénitures. Pas question pour une fille d’aller danser sans chaperon. Arrivées au bal, les mères s’asseyaient sur les bancs et les filles patientaient jusqu’à ce qu’un jeune homme vienne les inviter. À cette époque, plus de mouchoir blanc, “mais c’étaient toujours les mamans qui choisissaient les cavaliers”, précise Marie-Josie. Quand l’un d’eux se présentait, la sienne lui donnait “un ti coup doigt dans le dos” pour accepter et “tirait discrètement sur la robe” pour refuser les sollicitations des “têtes fouké”. Jean-Luc, lui, gardait toujours des gousses d’ail dans ses poches pour taquiner les demoiselles qui déclinaient son invitation. “On leur disait : ou veut pas ? Pluche l’ail en attendant, alors !” Il éclate de rire. L’espace d’un instant, il se retrouve plongé des années en arrière. Et d’enchaîner sur les danses : “On dansait le séga bien sûr, mais aussi le paso-doble, le quadrille, la polka, le chacha et les slows”.

Ah, les slows ! Un moment très attendu car il permettait aux jeunes gens de serrer leur belle d’un peu plus près et pour les plus hardis, de leur voler un baiser. Il leur fallait quand même faire attention aux mamans qui, une lampe-torche à la main, se baladaient entre les danseurs pour s’assurer qu’il ne se tramait rien de louche dans la prénombre.

Toutes les bonnes choses ont une fin. Quand les salons de bal ont fermé, Jean-Luc et sa femme s’amusaient autrement. “On organisait des boums les dimanches après-midi, soit chez nos parents, soit chez les voisins”, explique Marie-Josie. L’ambiance était toujours au rendez-vous, bien que différente. Les mamans restaient présentes, mais dans la mesure où les boums se déroulaient en journée, il n’était plus nécessaire d’épier les couples qui profitaient de la lumière tamisée pour s’enlacer. “En revanche, elles s’installaient dans la cour, surveillaient les allers et venues et jetaient un oeil dans la pièce de temps à autre”, se souvient Marie-Josie.

Et puis, le temps a passé, Jean-Luc et Marie-Josie ont cessé d’aller danser quand ils ont eu des enfants. Ces derniers, d’ailleurs, ne se lassent pas d’écouter leurs histoires sur les bals lontan

Les bals populaires se transformaient parfois en bals piment lorsque les “mal fondés” mettaient leur grain de sel… Sur cette photo d’époque (qui a été prise en 1953), on reconnaît Jules Arlanda à l’accordéon

 

Cagnards pour bals piment

CLICANOO.COM | 19 septembre 2009

 

Les bals la poussière, les bals salle verte ou n’importe quel autre rassemblement sur terre battue, pouvaient rapidement se transformer en bals piment quand les cagnards s’invitaient sur les lieux. Certains “mal-fondés” n’hésitaient pas à saboter intentionnellement une fête en jetant sur la piste de danse des piments écrasés. Parce qu’ils n’avaient pas été conviés à la fête, par jalousie, par vengeance, pour s’opposer à un mariage ou simplement parce qu’ils avaient été éconduits par une jeune fille. Avec les mouvements des pieds sur la terre battue, les émanations piquantes se dispersaient dans l’air et faisaient pleurer et fuir les danseurs. En général, les fauteurs de trouble gardaient l’anonymat pour éviter les représailles. Mais lorsqu’ils se faisaient prendre, il s’ensuivait immanquablement une violente bagarre avec échanges nourris de coups

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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 20:58
le 2 octobre 2008, je déposais un billet kelonia. Bientôt un an ! Voici donc une nouvelle série de photos faite à Kelonia le 1er septembre dernier + 2 vidéos. Ci-dessus, la ferme Kelonia de Saint-Leu, prise en parapente, juste avant que je n'aille la visiter, et une petite heure après mon départ des Colimaçons.
les tortues et leurs millions d'années, c'est métaphysique.

photo : bénédicte

photo : Bénédicte
photo : Bénédicte
tortues rayonnées ; photo : Bénédicte








Yves Riou au travail
il est l'un des derniers artisans à travailler l'écaille. Dans 5 ou 6 ans les stocks d'écaille seront épuisés et la fabrique de bijoux en écaille aura définitivement disparue. Son site donne une idée de ce qu'il fabrique.











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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 19:42

N'en déplaise aux savants austères et pour la plus grande joie des amoureux fervents, Jules Hermann n'est pas, à mes yeux, plus illuminé que Breton, Desnos, Peret, Duchamp ou Ernst. Sans Lémurie, la vie serait-elle supportable ? 

Rien que pour s'être passionné pour l'astronomie, la botanique, les langues, Madagascar et la poésie, il est déjà dans mes petits papiers.


Jules Hermann 1er novembre 1845-1924

CLICANOO.COM | Publié le 1er janvier 2005

L ’ historien de la ville de Saint-Pierre. Jules Hermann fait partie de ces hommes qui sont parfois injustement méconnus mais qui ont eu une certaine renommée en participant au fondement de la culture réunionnaise. Sudiste et fier de l’être, Jules Hermann fut également visionnaire, notaire, savant, politique et un talentueux écrivain.

Jules Hermann est né le 1er novembre 1845, à Saint-Pierre. Comme le veut l’époque, c’est avec un peu de retard qu’il sera déclaré en mairie, le 11 novembre, par son père qui était commerçant. Sa jeunesse fut d’une grande banalité, qui ressemble à celle des enfants d’une certaine bourgeoisie blanche. Rien à voir avec la vie d’un Auguste Lacaussade, né selon l’expression consacrée "d’une fille de couleur", et qui portera toujours ce fardeau dans la société créole blanche de l’époque. Rien à voir non plus avec l’enfance d’Eugène Dayot qui a connu la lèpre. Ce qui l’amènera à poursuivre des études sans histoire au lycée de Saint-Denis. Il est reçu sans problème à son baccalauréat, en août 1864.

DU GOUT POUR L’AVENTURE

Le diplôme en poche, Jules Hermann entame ses études de droit. En 1869, le voilà avocat à Saint-Pierre : " Deux ans plus tard, il postule pour être nommé en remplacement de Charles Ernest Coulon, installé depuis 1865 et démissionnaire en sa faveur. Après l’accomplissement des formalités prescrites, un arrêté du gouverneur Lournel, en date du 13 mai 1872, l’installe dans ses nouvelles fonctions de notaire. Il est alors âgé de 27 ans. Comme on le voit, rien que de très classique dans le parcours de Jules Hermann. Il demeure donc dans son étude à Saint-Pierre jusqu’en 1911, à peu près 40 années passées à rédiger des contrats. Cependant, Jules Hermann prend le temps de rêver. Il préfère l’aventure intérieure des choses, en s’intéressant à la recherche d’archipels imaginaires... Le visionnaire saint-pierrois se fait archiviste pour ses recherches. Archiviste, c’est le premier trait de Jules Hermann. L’étude qu’il achète pour s’instruire contient 146 documents ; c’est à partir de ces documents que devenu écrivain, il rassemble les heures de l’histoire réunionnaise, et tout particulièrement l’histoire de " La Fondation du quartier Saint-Pierre ". L’œuvre d’historien de Jules Hermann concerne principalement l’histoire de la colonisation de Bourbon et plus spécifiquement celle de Saint-Pierre. Dans cette étude, Jules Hermann évoque la comparaison entre Port-Louis de l’île Maurice et Saint-Pierre de l’île Bourbon : " Ainsi on peut faire la comparaison des deux villes créées par Labourdonnais, tout en faisant une large part au port Louis qui, dans les plans primitifs, comme arsenal de guerre, devait toujours l’emporter sur le modeste port de la rivière d’Abord, l’un est un port de premier ordre, où le flot international se donne rendez-vous, où le commerce conserve toujours son importance et son activité, malgré que de grands courants nouveaux de circulation comme le canal de Suez semblent devoir lui porter l’anéantissement. L’autre ville, Saint-Pierre, qui a vu se porter contre elle toutes les forces vives de son île alors qu’elle devait être pour celle-ci, par la création de son port en plein pays de production, un élément de prospérité, reste vide et sans vie, malgré le plan grandiose de bâtiments et d’enceinte qui avait présidé à sa création ".

UN PASSAGE ECLAIR DANS LA POLITIQUE

Pour comprendre ce qu’il pourrait appeler un " déficit d’histoire ", Jules Hermann nous amène sur les premières traces de la colonisation du Sud, à cette époque où s’opposent les partisans d’une colonisation du Sud et le parti de la Tortue. C’est pour protéger les ressources naturelles que constituent entre autres la tortue, que les premiers colons et leurs descendants se sont circonscrits " aux plages qui s’étendent de Saint-Paul à Sainte-Suzanne ". A partir de là, Hermann reconstitue toute l’histoire de cette longue colonisation du Sud, et recense tous les actes ou les écrits de ceux qui ont été pour ou contre cette extension de la colonie vers le Sud. Hermann réprimande ou encense alors les acteurs de cette histoire régionale. L’histoire du Quartier Saint-Pierre, pour Jules Hermann, n’est finalement qu’un cercle qui renvoie à l’histoire de La Réunion, qui renvoie à l’histoire de Madagascar, qui renvoie à l’histoire de l’humanité.

SCIENTIFIQUE ?

Politique, Jules Hermann l’a été, puisqu’il occupera tour à tour la charge de premier magistrat de la ville de Saint Pierre et celle de président du conseil général. Mais voilà, lui qui travaille pour son étude au milieu des archives, ne fait là que passer. Elu maire en mars 1901, il ne le restera que jusqu’en 1902. De plus, Jules Hermann ne sera jamais député. Car aux élections législatives de mai 1902, il est battu par François de Mahy. Jules Hermann ne siégera jamais à Paris. Cette brièveté dans la politique s’explique par le fait que Jules Hermann est plus politique que politicien, plus rêveur du politique que politique même. Ce qui ne l’empêche pas cependant d’avoir des idées très précises en la matière. Ainsi en 1904, il publie un " Projet de constitution pour la Réunion et autonomie financière ". Ainsi il sera le fondateur du premier syndicat des planteurs de café, et des planteurs de géraniums. L’écrivain sédentaire qu’est Jules Hermann n’en finit pas du fond de son étude de notaire à s’intéresser à tout ce qui se passe autour de lui : météorologie, mouvements des planètes, phénomènes volcanologiques. Ce qui lui vaut un certain nombre d’études que le tome I des " Œuvres de Jules Hermann " reprend : " Note pour l’Académie de La Réunion sur la baleine de Saint-Pierre ", " Description complète du pays brûlé avec ses anciens et nouveaux cratères ", " Des conjonctions et oppositions planétaires ". Bien sûr, la liste n’est pas exhaustive mais reflète bien l’esprit encyclopédique de Jules Hermann. Ces travaux ne sont peut être pas totalement scientifiques mais témoignent de son sens de l’observation et d’une curiosité toujours en éveil. Autant de qualités qui lui valent le titre de correspondant de la Société astronomique de France, de membre de l’Académie des Sciences de Paris. On pourrait ajouter à toutes ses qualités le don des langues. L’une d’entre elles retient particulièrement son attention : le malgache. Une langue qui tient une place centrale dans l’élaboration de son œuvre. C’est en effet par une approche très particulière de cette langue qu’il jette les bases d’une entreprise un peu folle. Un texte inachevé qui sera publié en 1927, soit trois ans après sa mort, sous le titre " Les Révélations du Grand Océan ". Ouvrage qui fait de Jules Hermann un écrivain à part entière. Publiées à titre posthume, inachevées mais fortes de 800 pages, elles constituent l’œuvre de Jules Hermann. Ni ouvrage d’histoire, ni réellement de science, ni littéraire, les révélations sont un peu de tout cela à la fois. Si l’on en croit l’annonce de souscription parue dans la presse de l’époque, il s’agit là " d’un ouvrage savant, sensationnel, de linguistique, en cinq livres, dont le cinquième traite de la préhistorique des îles sœurs ". " Les Révélations " constituent les " confessions intellectuelles d’un homme hanté par la science de son époque ".

UN COUSIN : PAUL HERMANN

Si Jules Hermann, comme il est souvent dit, est injustement oublié aujourd’hui, l’ironie de l’histoire fait qu’un autre Hermann est beaucoup plus présent dans la mémoire des Réunionnais. Il s’agit de Paul Hermann, cousin de Jules, instituteur, qui fut aussi à sa façon un honnête homme et un scientifique. On lui doit d’ailleurs une des premières " Géographies de La Réunion " à l’usage des écoliers. Jules Hermann meurt en 1924 et nous laisse une collection d’ouvrages d’une grande qualité qui confirme le surnom donné à l’île : " L’île aux poètes ".

 

 

 

 

Les Visions de la Montagne

 

 

J’entrevis, à travers nos bosquets et sur nos sites les plus escarpés, des figures de pierre,

à la façon du Dekkan, de Ceylan, des îles de Pâques

je vis tout à coup apparaître dans le bas, debout, et comme descendant les dernières pentes,

 un homme énorme, un géant, Gulliver par rapport à moi !

ces dessins sont si colossaux que, de près, le rayon visuel ne peut rien démêler de ce qui vous est apparu de loin ; et quand on s’est rapproché, malgré tout, c’est autre chose d’étonnant et d’extraordinaire, qui surgit en apparence !

gardons nous désormais d’écarter de nos visions tout ce qui nous paraîtra illusoire et incroyable

Les images sont d’une fidélité remarquable. Quand l’animal dépeint ne sera pas reconnu,

il faudra ne pas penser à une fantaisie du peintre et croire plutôt à une réalité qui n’existe plus

 

au dessous des trois premiers félins, comme aussi des trois têtes de brebis, apparaît magistralement un bec de palmipède

il est indéniable que nous avons ici une tête d’animal, parfaitement caractérisée, prenant des apparences de lézard, oiseau ou reptile ; bien plus, ce bec si bien formé s’ouvre et tient un jeune mammifère, veau, caniche ou tout autre…

entre la tête de serpent et le nocturne, se dessine une tête d’homme ricanant dents au vent.

Cette tête de nocturne est sans aigrettes ; elle a ses yeux ronds en avant…et partout et de tout temps, l’apparition de ce nocturne est une annonce de malheur

le cygne a eu également ses histoires mystérieuses avec les dieux, et a sa place aux cieux.

(hydre à trois têtes)

et cette relation, il faut bien le confesser, n’a pu exister qu’à l’époque étonnamment reculée où LE GRAND CONTINENT AUSTRAL, récemment entrevu par la science pour le secondaire et le tertiaire, se maintenait encore, bien avant dès lors que cet immense continent ait été démembré, affaissé, éparpillé, et qu’un déluge survenant ait supprimé la relation préexistante

 

la roche indestructible chargée de symboliser  la durée de la Foi

ce monde crut à l’influence du soleil, de la lune, des planètes et des constellations sur le sort de la Terre, et peu à peu aujourd’hui il nous apparaît qu’il était dans le vrai

Ce qu’il entreverra à une heure déterminée, ne sera plus reconnu une heure plus tard

il sera forcé de se rendre à l’évidence et de ne plus croire à des yeux de la nature

la révélation des connaissances astronomiques, philosophiques et théologiques

du continent paléaustral

 

Quand les ressemblances avec les têtes de serpent et de cygne s’effacent quelque peu, on dirait alors un grand monotrème, un de ces mammifères des régions australes, tenant à la fois des reptiles et des oiseaux, et trop bien dessiné pour qu’il n’ait pas existé avec la forme reproduite. Ce monotrème semble marcher avec les pattes de derrière et en s’aidant d’une queue emplumée ; il a sa cuirasse de plaque mobile, comme celle du tatou.

 

BIBILAVE : de bibi lava, bête longue

TROIS CHIENS BLANCS/V/PTERODACTYLE/VERSEAU/ISIS/SCORPION/ CAPRICORNE/ BALANCE/ LES GROS YEUX

nous restons éblouis par la vue de cette œuvre vertigineuse

une épaisse végétation qui nous cache certainement un dieu

peut-être le babakoute, le lémurien sacré, pour les Malgaches, un ancêtre de l’homme

LA VIERGE DANS LE CERCLE

et voila que la découverte de ce premier polygone triangulaire, tracé dans la montagne pour la construction d’Ananta, est heureusement d’une illumination soudaine pour l’affermissement de notre foi en ces œuvres préhistoriques !

il me semble reconnaître un perroquet, le Bavard, ne répétant que des mots qu’il a entendus

je vois un ossuaire, deux fémurs ou tibias croisés.

Au dessus de l’ossuaire, une tête humaine penchée simulant la mort, et immédiatement au dessus de la tête de la mort, Une grosse tête rayonnante apparaît.

S’il n’y a pas dans cette apparition un jeu de branches ou de pierres roulées, il y aurait donc là une résurrection indiquée.

 

LES GÉMEAUX— LA VIERGE MÉCONNAISSABLE

 

Castor à lui seul constituait les Gémeaux !

 

le primate semble être muselé

 

la tête bestiale apparaît ici visiblement dans l’ellipse parfaitement formée

 

 

DANS LE CORPS DE LA FEMME DÉCOLLETÉE AYANT UNE TÊTE DE GRUE :

UNE FEMME NOIRE CONDUITE PAR UN CHALDÉEN AVEC CASQUE

l’alliance du serpent et du cygne et les efforts faits par les dieux pour la transformation des espèces !

 

apparaît une tête d’homme penchée, à moitié broyée, toute blanche ; l’œil fermé indique, encore plus, que l’homme est mort.

 

…puis cet œil de l’homme blanc, avec les deux points noirs qui sont au dessus, donne la tête d’un chien, et avec un autre point noir qui se trouve à gauche et représente un autre chien, les deux chiens ayant encore ici un œil de commun !

 

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Enfin pour peu que nous descendions sur le bord de la mer, de façon à ne plus voir le profil de l’homme-singe, voici qu’une image plus imposante apparaît au dessus du crâne de l’homme blanc…

C’est encore un vaste crâne avec nez court et deux gros yeux qui représenteraient bien la tête d’un hippopotame surnageant, si cette tête n’avait à gauche… une immense patte, comme celle d’une araignée !

 

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Or, du côté de l’homme blanc, nous ne voyons que les chiens à la tête abattue et penchée

comme celle de leur maître ; et les emblèmes de la haine et de la cruauté restent au pithécanthrope !

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parfois, le crâne du pithécanthrope ou corps du néomorphe, prend une autre apparence subite, on dirait une tête d’animal penchée, avec une trompe de tapir large et bombée ;

ce serait alors celle du paléothère, espèce de rhinocéros retrouvé dans les fossiles…

Mais quel est le sens de cet oiseau et de ce rhinocéros ; nous ne pouvons encore le découvrir.

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serait-ce une jeune négresse ?  Serait-ce la propre épouse de l’infernal pithécanthrope ?

 A-t-elle été la cause des éclats de ce dernier ?

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ENCORE LE TRIANGLE ABC, CETTE FOIS VU DE PRÈS. OVULE DANS LE BAS. L’OEUF AVEC POUROUCHA ET LE SANGLIER. LE POUSSIN. LA FORMULE πR².

LE GRAND Y.

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L’ellipse devient un ovale, un œuf, un poussin. Il ne reste rien, absolument rien du tableau que nous venons de voir avec le singe-homme pour héros.

 

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On ne peut nier que l’ellipse prend ici la forme de l’ovale et pour qu’on ne puisse douter qu’il s’agisse d’un œuf, une tête et un bec de poussin se montrent dans le haut. C’est la tête de la petite négresse, avec un œil de moins, qui en fait les frais.

 

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cet œuf qui accouche d’un sanglier…

 

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arrêtons-nous au contenu de l’œuf de Pouroucha pour le moment. Regardons bien entre la tête du poussin et la tête blanche du Sanglier, là où nous avons vu ressortir une tête de sorcier précédemment, il y a là des caractères tracés qui rappellent singulièrement la cacographie des écritures de l’Inde.

 

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APPARITION DE LA VIERGE. DÉVELOPPEMENT PARTICULIER DU CONTINENT PALÉAUSTRAL.

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je continuais ainsi jusqu’au-delà du bassin du Barachois, lorsque, tout à coup, une forme plus nette, donnant des lignes parfaites, une femme, un ange inconnu m’apparut, aux côtés du dieu Indra. Cette vue me causa une de ces secousses électriques accompagnatrices obligées de toute illumination subite dans les profondeurs du passé ! Tout ce que j’avais entrevu jusqu’ici,

en l’ellipse, s’évanouissait ; l’ellipse se transformait en un parallélogramme, et dans son cadre dont l’envergure prenait toute la hauteur de la montagne, c’était bien une vierge, belle et blonde, qui semblait me fixer d’un regard ingénu et divin !

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Un phénomène psychologique inconcevable se produira pour lui à l’examen de la photographie ; l’apparition sera manifeste, indéniable. Et pourtant, s’il va sur les lieux de l’apparition, il ne trouvera qu’un fond de montagne dénudé, crevassé…

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L’art merveilleux avec lequel le Préhistorique austral a pu faire apparaître notamment cette vierge, à grande distance, en pleine montagne…

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le type de la Vierge bourbonnaise est donc une puissante révélation du mélange des races humaines, déjà produit dans ces temps étonnamment reculés, où l’ancien continent austral existait, et pour lesquels notre grande science des temps présents n’a pu encore admettre d’antécédents possibles pour nos ancêtres, que le singe ou le Make !

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Mais il y a autre chose ! … l’esprit humain lui-même ici, enhardi par la méditation, s’éleva à des hauteurs que l’homme des dolmens ne connut pas et se porta jusqu’aux régions infinies du vaste firmament, et en fit descendre la notion divine !

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 l’idée de reproduire, dans une montagne qui fut sans doute un lieu de pèlerinage

pour leur continent disparu, tout ce qui pouvait éterniser en ce temps, le souvenir de la nature, des légendes et des connaissances…

c’était donc un musée, sans abri, laissé à la garde du ciel !

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Et toujours, -les noms donnés étaient descriptifs, indicatifs,

révélateurs de la notion connue, autodidactiques en un mot.

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Ils raisonnaient les solstices, les équinoxes, les éclipses.

 La philosophie fit leur religion : ils adoraient les astres comme génies tutélaires.

Le mot zodiaque vient de l’océanien, zo dia ka, et signifie les dieux passionnés pour… la terre sans doute.

 

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Les astres de l’étendue guidaient l’homme sur la Terre.

 

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au dessus de la Vierge apparaît une grande  figure de carnassier…

 

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Ce gros bloc, suivant la position que l’observateur a à St-Denis, manifeste aussi son protéisme ; tantôt c’est un diadème, un hippopotame, un aigle planant, etc.

Mais  de la rue de la Compagnie près de l’Hôtel, son rebord inférieur est seul visible ;

il a la courbure, les rayures d’un crustacé du genre écrevisse, descendant ou montant, avec tête tournant sur elle-même. Je l’accusais pour le moment d’être la sixième figure zodiacale que je cherchais.

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Si, quittant cette apparition, on porte les yeux plus haut, vers le milieu de la troisième cannelure, apparaît une grande tête de femme décharnée, dénudée, anguleuse, misérable,

on lui trouve même une apparence de chouette, la ressemblance avec une effraye revient ;

on finit par se dire que c’est une tête de nocturne. On continue à fixer et à chercher, à démêler ce qu’est en somme la figure. Voilà maintenant qu’on reconnaît plutôt une tête de mégère dans un tableau sombre, noir comme un temps d’hiver ! Que signifie-t-elle, serait-ce l’équinoxe d’automne ! …troublant parfois le dessin de la vieille chouette, des caractères emblématiques ou significatifs se distinguent.

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Il est porté par les partisans du vieux rythme ! Brahma et non Bouddha !

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soyez indulgents ! Des centaines de mille qui  vous contemplent ! et vous lirez AM !

En vérité, quelle différence faire entre cette apparition et les trois lettres magiques, inexpliquées, datant du préhistorique que l’on voit partout inscrit dans les vieux pays du brahmanisme, et dont je me suis longuement occupé dans mon livre Ier, AUM !

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de là, le spectacle est déjà impressionnant : un homme est étendu sur le bord de la falaise,

toute la face tournée vers les cieux, sorte de Prométhée présentant aux vautours son flanc amaigri, figure d’anachorète, de djoky indien.

Je nomme cette crête le fakir, de faha kiry, un ancien qui s’obstine.

 

Au milieu, comme une tour délabrée, par devant une ouverture dans la muraille ;

il y a là comme des ruines d’un ancien temple.

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Je note toujours ces particularités qui m’amènent à faire des rapprochements

qui paraissent puérils et impossibles, car après tout il s’agit ici d’entrevoir une relation entre

des travaux de la période historique et d’autres que je crois dater du tertiaire !

…………………………………………………………………….

 

AUM se lit encore sur le Verseau !

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Le préhistorique a mis Pégase au rang des dieux ; c’est la meilleure preuve qu’il a existé.

 

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Au dessous de la Balance…, apparaît une bête énorme, dont la tête est aussi grosse que le corps, yeux énormes et terrifiants. Elle semble présider à la garde de la Balance ou de la Justice ;

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Or, je leur retrouve de divins Frères qui tour à tour, chaque année passent sur la Terre.

J’ai pu me tromper sur la place que je leur ai assignée, mais certainement ils y sont tous

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Et par suite, voilà que la question zodiacale projette, sur le vieux passé soupçonné, entrevu, mais non prouvé, la lumière ardemment désirée, l’apparition de la souche cherchée.

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l’œil du jour, le maso  andro  du Grand  Océan, jadis le dieu du continent paléaustral,

paraissait au dessus de la cime empourprée, et dardait de ses rayons la partie basse de la montagne jusqu’au rivage

…………………………………………………………………………

 

tous les profils sculptés regardent les cieux… imploraient-ils le pardon ? exprimaient-ils l’espoir en une vie future ?

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l’auteur que la mort surprit au travail

 

[ extraits suivis du Livre V des Révélations du Grand Océan ]

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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 18:06
Les cactées, c'est en bas à droite, sur cette photo que j'ai prise en parapente ce mois-ci.
Je vous raconterai un jour l'histoire du domaine de Mascarin, à 2 pas de chez moi, cette propriété du riche marquis de Chateauvieux (XIXè) situé dans les colimaçons, mais c'est trop long pour ce soir. On se contentera d'une seule petite fraction de ce Conservatoire botanique national de Mascarin, lieu hautement écologique depuis plus de 20 ans, chargé de cultiver, préserver, étudier des centaines de plantes uniques au monde, de suivre l'évolution des pestes végétales et des espèces endémiques, d'observer les interactions flore/insectes, de valoriser les plantes médicinales, d'éduquer le public etc. Agréé en 1999 par le ministère de l'Environnement il est le seul Conservatoire botanique national des TOM-DOM. On se contentera donc pour cette fois d'un petit voyage au pays des cactées. C'était le 3 septembre dernier.








































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22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 20:12
je viens de prendre cette photo de ma fenêtre en manuel (telle quelle, pas de retouche avec logiciel)
elle consolera j'espère l'amie déjà retournée en métropole, elle incitera les autres à me rendre visite aussi
j'ajoute 2 couchers de soleil du 15 septembre et celui de ce soir comme Moumie me l'a demandé pour faire revenir Euphrasie-Framboise et John.



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22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 16:40

EXPOSITION - DANS LE BLEU DES OCEANS AU MUSEUM D’HISTOIRE NATURELLE

Se plonger dans les yeux de la méduse

Le Muséum d’histoire naturelle de Saint-Denis invite les visiteurs à plonger dans le bleu de l’océan. Le miroir de la Méduse, où la mythologie se mêle à la biologie, représente le cœur de la visite.

Du 17 novembre 2008 à novembre 2009 / du mardi au dimanche de 9h30 à 17h30
Découverte des méduses et de leur environnement océanique : à la rencontre de l'extraordinaire diversité de la vie marine.
2€/ Gratuit le 1er dimanche du mois et les moins de 18 ans.
Pour plus d'infos : 02 62 20 02 19

En vous livrant des photos de cette expo, j'espère vous donner envie de découvrir aussi les Jardins de l'Etat réouverts depuis la mi-juillet et le 1er étage du Museum (billets prochainement ici).

 

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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 18:47
quand vous montez au volcan, que voyez-vous ? (c'était il y a 8 jours déjà)












je vous entends déjà : "mais avec ton genou en compote, comment t'as fait ?"
je suis descendu à mi-pente précautionneusement et le nuage me cachait le formica leo
alors ? alors ?
je m'inquiétais pour mon amie Benoîte qui était seule et descendait dans l'enclos pour la 1ère fois, dans ce brouillard épais
alors ? alors ?
je suis remonté, à petite vitesse, failli m'étaler non loin du chalet du Pas de Bellecombe tant tout était mouillé
alors ? alors ?
elle est arrivée 2h après, elle était allée jusqu'à la Chapelle de Rosemont !

(photo : benoîte)
(photo : benoîte)

(photo : benoîte)

retour par la plaine des sables

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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 17:43





02/09/09

Une baleine renflouée à Saint-Paul

Une baleine d'une dizaine de mètres a été retrouvée échouée ce matin sur une petite plage de Saint-Paul, peu avant le cap de la Marianne en venant de Saint-Gilles. Le cétacé a pu être remis à flots peu après 9 heures par des passants, sous l'oeil de nombreux badauds. A 9 h 20, elle se trouvait toujours près du rivage.

http://www.lequotidien.re/actualites/en-direct/57263-cetaces-une-baleine-renfloueacutee-agrave-saint-paul.html

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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 17:19
J'avoue, j'ai fini par payer ma sortie baleines à Saint-Gilles, début septembre, non sur le Saphari Dauphins en panne, mais Le Grand Bleu. Par chance, les baleines se sont peu montrées, les touristes ont été obligés de les laisser tranquilles.


Alors, avec mon amie, on s'est consolés avec les photos de l'expo Kélonia à Saint-Leu,








puis celles qui sont fixées sur les grilles du Jardin de l'Etat à Saint-Denis.











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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 08:25
Pont de la Rivière de l'Est, à 6 kms de Sainte-Rose, ancien pont suspendu contruit en 1895
photos : 7 septembre 2009






























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